L'effet médical du dopage

 

Le dopage est il néfaste pour la santé?


    santé

  Le dopage est un fléau pour le sport : non seulement il fausse les résultats des compétitions mais en plus il ruine la santé des sportifs. Le dopage se retrouve à tous les niveaux de pratique y compris chez les sportifs amateurs.
Se doper, c’est tricher vis-à-vis de ses adversaires, vis-à-vis de soi même, vis-à-vis de son entourage. C’est aussi prendre des risques sans être sûr du résultat. Le dopage est puni par la loi. Se doper n’est pas se garantir des résultats positifs, par contre c’est s’assurer des problèmes de santé à court ou moyen terme. Le dopage ne remplace pas l’entraînement, le dopage ne fonctionne pas s’il n’y a pas entraînement intensif.
De plus aujourd'hui on peut affirmer que la prise de produits dopants peut avoir des conséquences d’une extrême gravité : accidents cardiaques et circulatoires, insuffisances rénales et hépatiques, cancers, impuissance, stérilité, troubles de la grossesse chez la femme enceinte. Les méfaits du dopages opèrent sur toutes les fonctions de l’organisme : cérébrale, métabolique, cardiovasculaire, respiratoire et hématologique.


Les stimulants

     Les amphétamines, la cocaïne, la caféine, l'éphédrine et les produits dérivés sont les plus utilisés. Les stimulants sont consommés pour accroître la concentration et l'attention, réduire la sensation de fatigue. Ils augmentent l'agressivité et font perdre du poids. Ces produits interviennent sur le système cardiovasculaire et neurologique. Leur consommation peut entraîner des troubles psychiatriques.
     Le dépassement du seuil physiologique de la fatigue entraîné par l'usage de ces substances peut provoquer des états de faiblesse pouvant aller jusqu'à l'épuisement, voire jusqu'à la mort.

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Les agents anabolisants

      Pour la plupart, ils sont dérivés de la testostérone, l'hormone sexuelle mâle. Ces produits (nandrolone, stanozolol, etc.) développent les tissus de l'organisme : les muscles, le sang... Ils permettent d'augmenter la force, la puissance, l'endurance, l'agressivité, la vitesse de récupération après une blessure. Certains agents anabolisants diminuent les douleurs, en particulier articulaires.
      Selon la dose consommée, ces produits provoquent notamment des tendinites,
de l'acné majeure, des maux de tête, des saignements de nez, des déchirures musculaires, des troubles du foie, voire des cancers et des troubles cardiovasculaires pouvant entraîner le décès. Les agents anabolisants peuvent entraîner une dépendance physique.

Les narcotiques

       Toutes substances qui provoque un sommeil profond, un état léthargique ou qui allège la douleur est considéré comme narcotique.
Les effets sont extrêmement divers et comprennent l’analgésie, la somnolence, des sautes d’humeur, le ralentissement du rythme respiratoire, le ralentissement du transit gastro-intestinal, la nausée, des vomissements et la modification du système endocrinien et du système nerveux végétatif.
     Les
opiacés, la morphine, la marijuana, la cocaïne sont des narcotiques. Elles agissent sur le système nerveux. Les narcotiques sont en fait assez peu utilisés dans le dopage sportif, son principal intérêt est de faire face au stress, comme avec le cannabis chez de nombreuses personnes non-sportives.

Christophe Brissonneau, chercheur au laboratoire Sport et culture de l'université Paris-X - Nanterre reviens sur plusieurs points important sur le dopage d'un point de vue différent en répondant à des questions posés:

Avez-vous rencontré des sportifs dopés pendant vos recherches ? Et quel était leur discours ?

D'abord, je n'utiliserais pas le terme de "dopé". Il y a d'abord le fait de prendre des produits pharmacologiques. Ensuite il y a des groupes d'agents sociaux (par exemple les médecins du sport) qui vont décider d'"étiqueter" certains produits pharmacologiques comme légaux ou illégaux. A partir de là, j'ai rencontré des sportifs de haut niveau qui prennent des produits "légaux" et "illégaux" en grande quantité. Il faut recontextualiser un peu leur histoire de vie, et l'on s'aperçoit que le sportif de haut niveau est quelqu'un qui commence le sport à 10-12 ans, qui va être repéré pour ses qualités exceptionnelles et puis qui va s'entraîner de plus en plus : 5 heures, 10 heures, 15heures, 25 heures par semaine. De plus en plus fatigués, de plus en plus souvent blessés, ces sportifs vont être de plus en plus médicalisés. Pour eux, la prise de produits pharmacologiques quels qu'ils soient devient une normalité. Ils ne savent pas toujours pourquoi des produits à un moment sont autorisés et ne le sont pas à d'autres moments. Donc, finalement, lorsqu'ils me parlent de leur pratique face aux douleurs consécutives à l'entraînement, ils estiment que cette prise de produits est une normalité. Par contre, ils sont contre le dopage car le dopage en lui-même, par définition, est une atteinte à la santé et pourquoi pas aussi à l'éthique ? C'est la raison pour laquelle ils sont contre la prise de produits chez les jeunes et les amateurs.

Si demain,  il est prouvé scientifiquementque le corps peut produire des cellules à effet dopant, quel crédit aura le test anti-dopage ? Ce sera la porte ouverte à tous les dopages. Qu'en pensez-vous ?

Mais le corps produit déjà des produits dopants comme la testostérone. L'entraînement doit aider le corps à produire naturellement la testostérone. Les gens qui font les lois estiment qu'il est illégal de l'apporter par injection. Cela pose la question de la nature. Les sportifs dopés me disent : trouvez-vous que l'entraînement soit quelque chose de naturel ? Mettre plusieurs tonnes de fonte sur ses épaules lors d'une séance d'entraînement, aller vomir après une séance de course, est-ce naturel ? Est-ce la santé ? Finalement, le dopage va dans la logique du sport et de l'entraînement de haut niveau.

 Peut on parler de drogue ?

     Les gens se dopent pour n'importent quoi : coup de stresse , réveil difficile , étudiants surmenés , mères débordées … Les gens sont prêts à n'importe quoi jusqu'à prendre de la drogue: cocaïne, haschisch..Il faut savoir que les médecins ne peuvent dépister que 30 % des produits dopants et que tous les jours un nouveau produit arrive sur le marché. Ces tests sont de plus assez récents , et ces pratiques ne datent pas d ' hier car, il y a vingt ans, les contrôles surprise n ' existaient pas . On peut affirmer sans trop se tromper sur le nombre que quasiment tous les athlètes ayant participé aux jeux de Séoul étaient dopés.

L'effet médical du dopage sur la santé:

      Dans le domaine médical, les médicaments qui sont utilisés quotidiennement sont détournés afin de doper une personne non-malade. Cela peut entraîner des complications médicales et toucher irréversiblement l'organisme.
Le dopage ne peut être considéré comme des produits illicites (drogues) seul la personne et son mental peuvent le considérer comme tel, si la personne veut vraiment persévérer dans son sport alors elle continuera jusqu'à réussir.
Certains sportif ne peuvent tous simplement ne pas prendre certain médicament pour cause de dopage, des joueurs de football jeune ayant de l’acné ne peuvent pas prendre une pommade contre l’acné car sa serait considérer comme du dopage.
De nos jours il est obligatoire que les sportifs professionnels de haut niveau passent des examens complets obligatoires (électrocardiographie et echocardiographie) en début de carrière qui visent à déceler les risques. Mais tous les signes ne sont pas repérables à temps. Normalement, un suivi est assuré tous les ans. "Malheureusement toutes les anomalies cardiaques ne sont pas identifiables avec ces examens", déplore le Dr Sebouë.

 

L’Italie mène l'enquête

    Jusqu'à présent, l'Italie est la seule nation à avoir enquêté rigoureusement sur cette épineuse question. Tout est parti d'une déclaration de Zdenek Zeman, l'entraîneur tchèque de L'AS Roma. En 1998, ce technicien s'était mis à dos l'ensemble des acteurs du Calcio en souhaitant publiquement que le football "sorte des pharmacies". Par cette petite phrase, il entendait dénoncer un recours massif aux médicaments de la part de joueurs sous la pression de plus en plus manifeste de l'encadrement. Dans la foulée, on s'aperçut que le laboratoire Acqua Acetosa chargé des tests antidopage faisait montre à l'égard des footballeurs d'un coupable laxisme. Le juge Raffaele Guariniello se saisit du dossier et entreprit de remonter l'histoire du dopage dans le Calcio. Sur base d'anciens catalogues de figurines Panini, le juge italien et ses collaborateurs retrouvèrent la trace de 24.000 joueurs qui avaient évolué en divisions 1, 2 et 3 nationales entre 1960 et 1996. Et là, surprise! Les enquêteurs s'aperçurent que 400 d'entre eux étaient déjà morts, dont 70 de manière suspecte. Cette étude révéla notamment des fréquences anormalement élevées de cancers du foie, du pancréas et du colon. Par divers témoignages, on sait aujourd'hui que des produits dopants circulaient dans les vestiaires pendant toutes ces années. Et même ceux qui ne se dopaient pas consommaient une quantité affolante de médicaments et autres compléments alimentaires.

mort


Ici, nous pouvons voir un joueur de football victime d'un malaise cardiaque, dû peut-être à un
surentraînement ou à la prise de médicaments dopants.



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